9eme jour : Visite des Nations-Unies à Genève et visite du village médiéval de Pérouges

Vendredi 28 août 2009
Si c’est en France que nous avons dormi la nuit dernière, en compagnie de l’équipe de foot de Reims -qui perdit son match le lendemain-, petit retour en arrière pour une visite très attendue du palais des Nations-Unies, à Genève. Après une fouille méticuleuse et l’affirmation que les photos sont autorisées alors qu’Annie avait expressément reçu les ordres contraires, nous pénétrons dans diverses salles (non climatisées) qui regroupent plusieurs hauts lieux de décisions internationales. C’est un peu l’aboutissement de notre voyage, la conclusion de ce chemin de compréhension « Pour une paix durable ». Le passé sulfureux de la SDN défile devant nos yeux et nous nous arrêtons longuement dans la plus grande salle, sorte d’hémicycle qui reçut il y a peu de temps de cela la dernière conférence de l’ONU sur le racisme, accompagnée d’une polémique sur la présence d’Ahmadinejad, président iranien.
Nous sommes véritablement au sein du cœur politique de cette institution qui tente de préserver la paix, mais aussi le développement des pays en difficultés et la protection des enfants. Elle a ses défauts bien sûr, mais c’est aujourd’hui l’une des solutions que l’on a trouvé pour préserver une paix dans notre monde et elle a son importance. Bien entendu, les grandes puissances ne renoncent pas à leurs actions unilatérales, se servent de l’ONU pour assouvir certaines ambitions mondiales (maintenir la paix dans un pays pour maintenir son influence) mais il n’en demeure pas moins que ses domaines d’intervention sont riches et variés et que l’ONU reste l’un des seuls organismes où siègent à la même table 192 États pour faire de la diplomatie.

Visite terminée, déjeuner et promenade digestive dans la cité médiévale de Pérouges, où Gaétan parvient quand même à trouver un étudiant qui partagera la même école que lui sur Toulouse ! Route en France, désormais, nous resterons dans notre pays et dormirons à Thiers où nous préparerons une dernière fois la soirée de demain.

Pauline

Photo : Jacqueline, Marie-Christine, Nicole et Guy admirent, dans les locaux des traducteurs, la réunion qui commence. 28.08

8eme jour : Visite de Lucerne

Jeudi 27 août 2009
Nous quittons le Liechtenstein pour la Suisse où nous nous arrêtons pour visiter Lucerne. Si la guide mollassonne en a vu de toutes les couleurs avec nous, la ville en elle-même est plutôt sympathique. Le drapeau rouge à la croix blanche flotte partout mais soyons honnêtes : peu ont accroché (sauf Nicole, notre élève numéro 1 concernant la prise de notes et la recherche documentaire!).
Après un déjeuner fort peu suisse (ou je suis mauvaise langue), reprise de la route pour près de 3 heures 20 de rires, ronflements, haussements de sourcils et blagues vaseuses. Les deux Guillaume rivalisent mais AGUUUUUULLO remporte tout de même la palme, notamment en arrivant à faire croire n’importe quoi à (presque) n’importe qui, entre passeport à l’hôtel, mauvais côté du lac, changement de villes.
Pauvre, pauvre Alice !
Pauline

Photo : Visite d’une église à Lucerne. Fabien, à droite, montre bien le ton donné par le groupe.
27.08

7eme jour : Visite d’Innsbruck et de Vaduz

Mercredi 26 août 2009
C‘est avec regret que nous quittons notre confort douillet 4 étoiles pour la visite guidée d’Innsbruck, l’une des villes les plus importantes d’Autriche. Pour ma part, elle fut sans aucun doute dénuée d’intérêt puisque j’avais déjà marché sur ce même circuit en écoutant les mêmes paroles et en m’arrêtant aux mêmes endroits. Je constate une fois de plus combien il est frustrant de ne pouvoir prendre son sac à dos et aller se promener la bouche en cœur au gré de nos envies. A vrai dire, savoir que Sissi s’est mouchée dans un palais m’ennuie, surtout quand on me le répète pour la deuxième fois.
Route pour le Liechtenstein (-2 points Crucho pour la personne capable d’épeler ce pays sans faute !) après le déjeuner. « Visite » de Vaduz pliée en 30 minutes tant, non seulement le pays est petit, mais infesté de banques, et route pour l’hôtel situé à plus de 1600 mètres où Guillaume a quand même réussi à faire croire qu’il est nécessaire d’avoir toujours son passeport sur soi en cas de contrôle car une partie de l’hôtel se trouve en Suisse.
Je pense qu’il est important de rendre un petit hommage à Giovanni, notre chauffeur si plein de dextérité, qui, sans ciller, dénoua avec Joli-Coeur un nœud de lacets impressionnant en pleine montagne, entouré de travaux, tout en ne perdant pas la face dans un tunnel presque trop petit. Au fond du bus, là où j’étais assise, je retiendrai surtout les blagues noires de notre deuxième Guillaume (Will pour les intimes) sur Harteim qui dédramatise par l’humour. Le pire, c’est que c’est drôle !C‘est bien de se lâcher, et comme le disait notre ami Desproges : S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors, oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu’elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ?

Quant aux discussions salaces, elles resteront dans l’antre de Joli-Coeur.
On termine la soirée par deux heures de discussion sur le négationnisme et la mémoire photographique. J’admets tout juste, avec difficultés, qu’il ne faut pas chercher à discuter avec les négationnistes. C’est bien la première fois que je comprends qu’il faut se taire pour se protéger, pour ne pas laisser le débat naître et donc le douter germer. Ces discussions sont passionnantes, non seulement parce que Guillaume est pédagogue, mais aussi parce qu’on a tous des choses à dire, à exprimer sur ce que nous avons vu ensemble.
Et on comprend qu’ensemble, on avance plus loin.

Pauline

Photo : de gauche à droite, de haut en bas : Hugo, Maxime, Fabien, Will, Sylvain et Émilie