24 Août : Camp d’internement des Milles

Après une nuit un peu courte et quelque peu agitée, à trois dans deux lits simples, le réveil à 7h est difficile. Lorsque Guillaume toque à notre porte, je m’extirpe encore endormie du lit et vais lui ouvrir. Il me lance un regard étonné de me voir dans la chambre de Manon et Lucile avant de s’exclamer « Ha oui c’est vrai ! Tu es réfugiée toi, ça va tu as été bien accueillie ? ».  Au petit déjeuner, l’ambiance est à la rigolade, on blague encore sur les aventures de la veille. Nous partons ensuite direction Aix en Provence vers la dernière étape de ce voyage de mémoire, le camp d’internement des Milles.

Après avoir passé le portique de sécurité, nous commençons la visite par un petit film résumant le contexte historique et l’Histoire du camp avant de rejoindre notre guide dans la salle d’exposition. Le Camp des Milles est le seul camp d’internement encore intact en France. Il se trouve dans une ancienne tuilerie réquisitionnée en 1939 pour y interner les personnes ayant fuit l’Allemagne nazie. A partir de Juillet 1940, ce sont les étrangers des camps du Sud-Ouest, principalement des Espagnols, ainsi que des Juifs. Le camp devient surpeuplé et les conditions de vie s’y dégradent fortement (maladies, vermines, promiscuité…). En Août et Septembre 1942, il devient un camp de transit des Juifs, hommes, femmes et enfants vers Auschwitz-Birkenau. Durant cette période, 2 000 Juifs de la zone non-occupée, dite « libre », sont déportés vers la Pologne. Les derniers occupants du camp le quittèrent en Décembre 1942. En 2012, le Site-mémorial ouvre durant l’été, donnant l’accès au public. La visite et les expositions sont faites pour tenter de comprendre comment l’Humain peut aller aussi loin. Elle commence par un volet « Historique » avec les évènements historiques marquants et les différents acteurs liés au camp des Milles, puis le volet « Mémoire » avec des témoignages et des photos ainsi que la visite des lieux, des sous sols et des étages. Au premier étage se trouvaient les hommes et au deuxième les femmes et les enfants. De certaines fenêtres on voit des champs et des forêts, par d’autres les rails et les wagons. Il fait une forte chaleur et on sent une odeur acre de poussière et de sciure, l’air que nous respirons nous irrite la gorge. Enfin un volet « réflexif », qui nous amène à réfléchir sur ce qui peut conduire à de telles horreurs. Il y a des résultats d’enquêtes sociologiques, psychologiques, des œuvres d’arts (dessins, caricatures, photos, écrits…), tout ceci nous fait créer un lien entre hier et aujourd’hui ainsi qu’entre les 4 grands génocides du XXe siècle (Arméniens, Juifs, Tziganes, Tutsis). La visite est extrêmement bien construite et intéressante et le guide était vraiment passionnant. Nous avons appris beaucoup durant cette visite. Les camps d’internement sont encore beaucoup tus dans nos mémoires, on en parle très peu, ce qui fait que nous savons très peu de choses à leur sujet.

Après la visite du bâtiment, nous suivons Guillaume jusqu’au wagon de déportation qui se trouve sur les rails, de l’autre côté de la route. C’est dans des wagons à bestiaux du même genre que les personnes internés dans le camp de Milles étaient déportés vers les camps de concentration et les centres d’extermination. Le wagon n’a pas de fenêtres, et se trouve à environ 1m20 du sol. Il arrivait en moyenne au torse des adultes. Il n’y avait pas toujours de marche pied ni de quai, c’était donc extrêmement difficile de monter, notamment pour les personnes âgées, surtout de nuit, avec les cris et les coups.  Le wagon fait 20m², ils étaient entassés debout, de 80 à 120 personnes, pendant plusieurs jours, sans vivres. Les morts étaient entassés au fond ou tenus par les vivants tellement ils étaient serrés. Depuis les fenêtres du camp, on voit les rails et les wagons, les détenus voient les convois arriver et repartir. Tout le monde sait où ils vont et qu’ils ne reviendront pas. Ceux qui faisaient monter les gens dans ces wagons n’étaient pas des Allemands, c’étaient des Français. De plus on voit écrit sur le wagon « FRANCE SNCF ». En Août 1942, il n’y a pas encore de soldats Allemands en zone Sud. Près de 1 million de fonctionnaires Français ont participé aux convois de déportation depuis le camp de Milles. Ils ont une responsabilité dans la connaissance de ce qu’ils faisaient. Ils connaissaient la destination de ces trains. Après la guerre, ils se déculpabilisent en pointant les nazis, en disant qu’ils n’ont fait qu’obéir aux ordres. C’est une insulte aux victimes, aux hommes, aux femmes et aux enfants qu’ils ont envoyés à la mort. Les wagons passaient devant des maisons, les camps étaient bordés par des routes et des villages. Ils disent qu’ils ne savaient pas, mais ils voyaient la fumée des crématoires, ils entendaient les cris, ils sentaient l’odeur acre des corps brûlés. Ils ne voulaient pas savoir, c’est différent. Aujourd’hui nous faisons pareil, notamment avec la Syrie. Nous sommes en danger par ce refus de connaissances, notre Liberté est fragile, nous devons être vigilants. Nous devons nous engager pour la Liberté des autres afin de nous protéger nous même ainsi que les futures générations, comme des femmes et des hommes l’ont fait avant nous. Nous ne devons pas avoir peur de notre Liberté mais avoir conscience de sa valeur.

Camp des Milles

2e étage du camp

Wagon de déportation

Nous reprenons ensuite la route en direction de notre hôtel à Nîmes. Sur la route nous déposons Estelle, Suzanne et Jérôme à l’aéroport. Ces premiers « Au revoir » sont difficiles, ils nous rappellent que notre voyage touche à sa fin. Le mot qu’Estelle nous a écrit est plein d’émotion et nous fait monter les premières larmes aux yeux. Nous arrivons à l’hôtel en fin d’après midi mais pas question de se reposer maintenant ! On a du pain sur la planche pour préparer la soirée. Outre le fait qu’il faut se doucher, s’habiller etc, il faut surtout faire les diaporamas, répéter les chants (Chant des Partisans et Chant des Marais) et notre poème. On se rejoint tous dans une chambre pour travailler. Elise et Guéhane proposent de faire les diaporama ce soir. On chante alors les chants plusieurs fois car on a du mal à trouver le bon rythme. On finit par décider de se caler sur le rythme de Guillaume. On met ensuite le poème en voix pour la première fois (avec les péripéties de la veille, on n’avait pas mis nos vers en commun). On entend donc les vers des autres groupes, chacun sur le thème de leur strophe. Chaque groupe a écrit dans un style différent, chaque strophe a son rythme, sa particularité, sa beauté. Le poème est hétérogène mais fonctionne très bien, à l’image de notre groupe. Une fois que l’on s’est bien organisé, chacun retourne à sa chambre se préparer pour le repas et la soirée dansante. On à l’esprit trop occupé pour penser que ce sont les derniers moments que nous passons ensemble, et puis de toute façon on ne veut pas y penser, on veut juste profiter de cette soirée, de notre groupe, de nos blagues et de nos rires.

On se retrouve tous dans la salle de projection où l’on va visionner les diapos, chanter et réciter notre poème. Nous commençons par nous asseoir tous en cercle pour faire un point sur ce que nous avons vécu ces 10 jours. Guillaume nous demande de résumer en 1 phrase notre expérience. Nous nous y efforçons mais une phrase c’est dur, il y a trop de choses à dire. Mais ce qui ressort le plus ce sont les émotions et les liens qui se sont tissés dans le groupe. Durant ce voyage nous avons beaucoup appris sur l’Histoire, sur la Mémoire, sur les camps, sur la Fraternité, sur la transmission, sur beaucoup de choses, mais surtout sur nous même. Nous avons changé, grandis, muris. Ensemble. Ce voyage de mémoire nous aura marqués à jamais, chacun d’une manière différente. Nous nous plaçons ensuite en arc de cercle pour lire notre poème (Que vous pouvez trouver dans la catégorie « création des lauréats ») et chanter. Pendant les chants Guillaume appelle Jérôme en haut parleur pour qu’il puisse nous entendre, nous haussons la voix pour que ce soit plus distinct. L’émotion de Jérôme au téléphone est quelque chose que l’on n’est pas prêt d’oublier. On aurait voulu qu’il soit là, et Estelle aussi.

Nous passons ensuite dans la salle d’à côté pour le cocktail de l’amitié et le repas suivit de la soirée dansante tant attendue. On discute, on prend des photos, capturant ces derniers instants, on chante, on danse, on cri (un peu), on rit (beaucoup), on fait les fous. On est au bord de la tachycardie mais on s’en fiche, jusqu’à 2h on ne perd pas un seul instant. Même lorsque c’est la fin de la soirée, que l’on doit éteindre la musique et quitter la salle, on n’est pas résolu à aller nous coucher. On se regroupe une dernière fois, pour une dernière réunion, à plus de 20 dans une petite chambre, cherchant les meilleures places, sur le lit, par terre ou même sur la commode. On discute jusqu’à une heure que nous  avons oubliée, certains n’ont même pas dormi. Lorsque je regagne ma chambre, que le silence de la nuit est là, ça me tombe dessus. Ce que je m’étais efforcée de mettre de côté, de ne pas y penser. C’est finit. C’était le dernier soir, la dernière réunion, la dernière fois que je faisais ma valise, la dernière fois que je partage ma chambre d’hôtel avec Liora. Demain la parenthèse se ferme. Retour à la réalité.

Nolwenn

23 Août : Palais des Nations et UNHCR

Ce matin nous nous levons de bonne heure pour partir à Genève, visiter le Palais des Nations, siège européen des Nations Unies et le UNHCR, le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR). Pour l’occasion, Jérôme a sorti le costume, ce qui lui va à ravir. Nous nous arrêtons d’abord au bord du lac pour voir le jet d’eau haut de 140m, emblème de la ville et prendre des photos. Il fait grand soleil, ça fait plaisir après le ciel gris des derniers jours. Après avoir pris des selfis, des photos de groupe sous tous les angles, et tenté de photographier les cygnes du lac sans succès nous remontons dans le bus en direction du Palais des Nations. Après avoir eu quelques petites difficultés à trouver l’entrée, nous arrivons enfin, passons la sécurité sans problème (Guillaume avait bien veillé à ce que tout le monde ait sa carte d’identité) et retrouvons notre guide pour la visite. En voyant notre guide arriver, Gene et Guillaume sont entre le rire et le désespoir. C’est la même guide qu’ils avaient eu il y a quelques années avec un autre groupe de lauréats et elle était, disons, pas très vivante. Enfin, nous verrons bien, peut être que c’était un mauvais jour cette année là.

Sur le chemin pour nous rendre à la première salle, notre guide nous en dit un peu plus sur l’ONU. Elle a été créée en remplacement de la Société Des Nations en 1945, afin de garantir la paix, de lutter contre la pauvreté, maintenir la  cohésion internationale et promouvoir le respect de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Elle ne comptait au départ que 50 pays membres, elle en possède aujourd’hui 193. Il y a 5 places permanentes au Conseil National de Sécurités, occupées depuis 1945 par les Etats-Unis, l’Angleterre, la France, la Russie et la Chine, leur donnant un droit de véto. Nous arrivons alors à la salle de l’assemblée, impressionnante, près de 2 milles places. C’est ici qu’ont lieu des débats, traduits en 6 langues (Anglais, Français, Espagnol, Arabe, Russe et Chinois), auxquels des observateurs peuvent assister mais ne peuvent pas prendre part aux votes. Nous continuons ensuite vers la salle des Droits de l’Homme, en passant par des immenses couloirs avec des colonnes de marbre et une passerelle aux murs entièrement vitrés donnant vue sur le parc. La salle des Droits de l’Homme est spectaculaire. Elle est de forme circulaire et a un plafond coloré représentant les fonds marins, lieu de naissance des premières formes de vie et donc de l’Humain. Il a été réalisé à la main par l’artiste Espagnol Miquel Barcelo. Dans cette salle se tenait jusqu’en 2006 la Commission des Droits de l’Homme et du Citoyen qui a été remplacée par le Conseil des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui a pour rôle de faire respecter les écrits sur les droits de l’Homme. La visite se finit dans cette salle, elle a duré 1h. La voix de la guide était monocorde et semblait réciter un texte mais je n’ai pas vu le temps passé, pour moi ça avait duré 20min.

Nous quittons le Palais des Nations pour nous rendre au HCR, où nous allons manger avant d’avoir l’intervention de 2 de leurs membres. Le HCR a été créé après la Seconde Guerre Mondiale, pour les réfugiés, les déplacés internes et les apatrides. Il n’avait pas été pensé comme quelque chose de durable et pourtant, c’est toujours d’actualité. Les réfugiés sont une question d’ordre mondial, elle nécessite donc une organisation internationale. Lors de sa création elle ne comptait guère plus de 40 employés. De nos jours se sont près de 10 800 personnes qui y travaillent. Le HCR a beaucoup évolué depuis sa création car il a dû s’adapter aux nouvelles formes de conflits ainsi qu’au nombre de réfugiés qui est un des plus grands depuis 1945. La convention de Genève de 1951, a défini ce qu’est un réfugié, quels sont ses droits et quels sont les obligations des Etats. Elles nous parlent ensuite des camps de réfugiés et du matériel. Il y a toujours des trousses de premiers soins, de l’eau, de la nourriture, des tentes et des couvertures prêts dans tous les pays. Les camps de réfugiés ne sont pas des espaces convenables pour accueillir des gens. Il y a un manque d’espace, d’hygiène, d’eau et de nourriture. Il n’y a pas non plus de système d’éducation ni de travail. Contrairement aux idées reçues, les pays ayant le plus accueilli de réfugiés sont l’Afghanistan et le Pakistan. Cette conférence de 2h au HCR aura été absolument passionnante, nous avons appris tant de choses. Les intervenantes étaient très vivantes et impliquées, on voyait qu’elles prenaient plaisir à nous expliquer. Nous les remercions chaleureusement avant de partir. Nous n’avons absolument pas visité les locaux du HCR mais nous sommes tous d’accord sur le fait que nous avons préféré cette conférence à la visite du Palais des Nations.

 

Au lac de Genève, devant le jet d’eau.

Photo de groupe devant le drapeau de l’ONU

Salle de l’assemblée

Salle des Droits de l’Homme

 

Ce soir nous dormons dans un hôtel dans le sud de la France et nous avons eu l’occasion de mettre en pratique nos connaissances apprises quelques heures plus tôt au HCR. Je m’explique : Après avoir fait la réunion dehors, dans le petit parc car la température d’une nuit d’été nous le permettait, nous décidons de rester un peu dehors le temps de travailler les chants et de mettre en voix notre poème pour demain soir. Comme les vers que nous avions écrits avec Lucile, Liora et Manon sont notés dans mon carnet, je vais le chercher à notre chambre. Sauf qu’une fois là-bas, impossible d’ouvrir la porte même en ayant retourné la carte dans tous les sens et essayé toutes les possibilités. Yazid me croise et me voyant toujours devant ma porte, il me demande ce qu’il se passe. Je lui explique donc que ma carte ne marche pas et que je ne peux pas rentrer dans ma chambre. Jérôme arrive mais rien n’y fait, la carte doit être démagnétisée. Guillaume rappelle tout le monde et demande à ce que chaque chambre vérifie que sa carte fonctionne. Trois chambres sont bloquées, celle de Liora et moi, celle de Yazid et Baptiste et celle de Jérôme. Il est 23h passées, la réception est fermée et personne ne répond au numéro d’urgence. Jérôme ayant laissé sa fenêtre entrouverte, Emeline arrive à se faufiler pour ouvrir la porte de l’intérieur. Hors de question que l’on dorme dehors, il reste 4 « réfugiés » à accueillir dans les chambres. Deux filles laissent leur chambre à Yazid et Baptiste et vont chacune dans une chambre de binôme fille. Liora est accueillie dans une autre et moi je vais chez Lucile et Manon. Vers minuit et demi ça y est, chaque réfugié a trouvé une chambre, on peut aller se coucher. Sonia et Estelle qui étaient parties dormir avant nous n’ont absolument rien entendu et n’avaient aucune idée de ce qu’il s’était passé avant qu’on ne leur raconte le lendemain. Nous avions donc eu une très bonne mise en pratique avec les différents acteurs : les réfugiés, ceux qui savent mais qui n’aident pas (les chambres de 3 ne pouvaient pas prendre une 4e personne), ceux qui aident et accueillent et ceux qui ne voient rien alors que ça se déroule (littéralement !) sous leurs fenêtres. Petit moment de stress mais au final on aura bien rigolé.

Nolwenn

 

22 Août : Traversée de la Suisse

Ce matin nous partons de bonne heure car un long trajet de bus nous attend. En effet aujourd’hui nous traversons la Suisse jusqu’à notre hôtel à Annemasse, nous ne nous arrêterons que pour manger sur l’Aire de Gruyères. Le temps de route est conséquent mais chacun trouve une occupation, l’ambiance du bus reste animée. Au fond, on discute avec Guillaume. On apprend encore et encore et on rigole toujours autant. Charlotte et moi parions avec lui qu’il n’arrivera pas à faire croire à l’existence de la vache Milka. Guillaume ne perdant jamais une occasion de relever un défi, s’empare du micro du bus et commence à expliquer qu’en Suisse il y a une race de vache qui est appelée la Vache Milka en raison de la couleur mauve de ses poils, donnée par une variété de fleur. Au début certains sont sceptiques mais face à l’insistance de Guillaume, soutenu par Geneviève et aux explications qu’ils donnent 4 ou 5 finissent par y croire. Nous retenons la leçon : ne jamais parier contre Guillaume et son pouvoir de persuasion ! « Les gens sont naïfs, profitons-en ! » telle est sa devise. Certains dorment, d’autres lisent ou discutent entre eux, tout le monde a trouvé quelque chose à faire.
Nous profitons également du trajet pour faire les groupes et commencer à faire le poème pour la dernière soirée. On se met par 4 ou 5 et on se réparti les thèmes pour écrire chacun une strophe. Lucile, Liora, Manon et moi choisissons le thème de la prise de conscience et voulons faire des alexandrins. Mine de rien ce n’est pas si simple. Nous tournons sur des vers en 10, 11 ou 13 syllabes et sans avoir les parties des autres groupes, on ne peut pas savoir si nos vers fonctionnent avec ceux des autres.
Nous nous arrêtons sur l’aire de Gruyères pour manger. Repas dans la salle du restaurant à l’étage avec une superbe vue sur le lac et la montagne. Après le repas nous prenons une petite heure pour faire des achats à la boutique. Nous achetons principalement du chocolat (et oui tant que nous sommes en Suisse autant en profiter ! ) mais aussi des peluches, des boites à meuh, des tasses et autres. Sonia et Estelle réalisent un joli score de cadeaux mais Guillaume est toujours en course et il a pris tellement d’avance depuis le début qu’il est surement devenu imbattable. En attendant ceux qui finissent leurs emplettes, nous profitons de la vue depuis la terrasse ou jouons avec la balançoire. Une fois que tout le monde est là, nous repartons vers le bus et reprenons la route.
Le reste du trajet se poursuit dans la bonne humeur et Guillaume tente de convaincre Clarisse et Eléa de l’existence d’un village nommé Cassoulet dans le Gers. Malheureusement pour lui, après 1 semaine les filles se méfient de certaines de ses paroles. Nous arrivons à l’hôtel où nous sommes accueillis par un « Bonjour ! ».  Après 7 jours à entendre parler Allemand ou Autrichien cela fait réellement bizarre d’entendre à nouveau du Français. Ceci renforce notre impression d’avoir été dans notre bulle pendant ce voyage. Nous déposons nos valises dans nos chambres et allons rapidement manger. Quel plaisir de ne pas avoir au repas une énième dinde pannée avec des pommes de terre ! Nous retrouvons enfin des légumes dans notre assiette et Liora a même pu manger une salade de fruits en dessert.

Vue sur le lac depuis la terrasse du restaurant.

Nous sommes impatients d’aller visiter le Palais des Nations et le HCR demain à Genève.

Nolwenn