Apostrophe

Will : Un tout jeune talent littéraire..

Guigui : La Révélation !

Will : La révélation tout à fait : Gaëtan Belin.

Guigui : BELIIIIIIIIIIIIIIIIIN

Will : Gaëtan Belin, vous avez écrit un récit sur vos années passées à l’école d’ingénieur de Toulouse. Donc un roman hein, 496 pages intitulé  » Ca déchire le fion. » Alors vous allez nous parler un peu de cette expérience…

Guigui : Ma première question sera simple : En cinq ans, combien de fiacres ?

Gaëtan : Huuummmm…Je ne les compte plus

Will : Mais il serait quand même regrettable de réduire l’expérience de Monsieur Belin au simple perçage de fiacres qu’il a pu réaliser…Alors, cinq années dont deux redoublées…1ere année, un échec lamentable, un taux d’alcoolémie multiplié par 16..Perte de deux incisives et également une surdité partielle de l’oreille gauche de 75%. Mais vous rebondissez en deuxième année Gaëtan.

Gaëtan : Tout à fait, tout à fait. C’est une révélation…

Will : Moins de fiacres aussi…Bon finalement, votre biographie est chiante, c’est un bouquin chiant. A mon avis votre père est directeur adjoint de la chaîne. Vous êtes arrivé et vous avez posez votre FIACRE hein ! Sur le siège, tu vois… Merci monsieur Belin !

Photo : Will Pivot, Monsieur Gaëtan Belin et le public. Bar fermé du Club-Med : 29.08

Pour le dire en chanson

Pour la dernière soirée, les jeunes de 3eme ont écrit une chanson qui, en plus d’avoir été écrite en un temps record, est magnifique. Je vous laisse donc la (re)découvrir.

ROBERT ET GUY

Il fut des temps horribles,
Où des crimes furent commis.
Cette atmosphère terrible
Nous est transmise ici.

Robert toi qui alla,
Dans un camp tout là-bas
L’horreur de Dora
Guide à présent nos pas.

Tant de souffrances connues,
De peines et de chagrins.
Vous nous avez conté,
Ce que fut votre destin.

Guy et son affection
Transmettent avec émotion,
L’histoire de sa vie,
De ses amis partis.

Nous avons vu que aimiez les plaisanteries
Et pourtant vos vies, ne vous ont pas toujours souri.
Derrière toutes ces souffrances, se cache l’espérance
Celle de ne jamais voir à nouveau ces violences.

Pour ne pas oublier, ils sont là à nos côtés.
Pour savoir avancer, sans renier le passé.
Maintenant Robert et Guy, sont devenus nos amis.
Et c’est pourquoi ensemble nous leur disons

MERCI.

Photo : Série de bisous pendant la fête, 29.08

Dernier jour : Retour sur Toulouse

Dimanche 30 août 2009

C‘est les yeux bouffis que nous prenons le petit déjeuner, sauf pour Gaétan et Fabien qu’il faut réveiller 10 minutes avant le départ et qui n’auront pas même le temps de mettre le nez sous la douche avant de partir. Revenir serait un mot plus correct mais personne ne réalise encore que ce soir, nous dormirons chacun dans un coin de Toulouse et sa banlieue, qu’il n’y aura pas de réunion, pas de bière jusqu’à 2heures du matin pour refaire le monde, pas de courses dans l’hôtel pour trouver sa chambre, pas de Joli-Coeur pour nous amener à bon port.

Nous nous arrêtons au restaurant Le Château Saint-Marcel, à Réalville et ça fait tout de suite repas de condamné. Prenez, ceci est mon corps. Dernier « Pas de lactose hein! ». Il n’y a ni soupe, ni boulette mais finalement, j’aurais avalé n’importe quelle spécialité autrichienne pour rester encore un peu. Nous reprenons la route tout de suite après et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, nous nous retrouvons à la gare routière de Matabiau. Dernère surprise: Conchita et José Ramos nous attendent depuis une grosse demi-heure dans le seul but de nous faire un petit coucou.
Mais c’est bien le temps des adieux, des dernières accolades, des quelques larmes, des derniers bisous et des « on se revoit bientôt hein ! ». Certains retrouvent leurs parents, leurs frères et soeurs et pour ma part, je rentre seule. Tant mieux. Je n’aurais pas supporté voir des visages connus dès la descente du bus. Il me reste 15 minutes de métro pour me faire à l’idée que je rentre chez moi et ce n’est que lorsque je mets la clef dans la porte de l’appartement que je me pose et pense: « c’est fini ce coup-ci ? ». J’ouvre et constate que rien n’a changé.On me demande si c’était bien, si je me suis amusée. Que voulez-vous répondre à ça ? Oui c’était super? C’est tellement peu par rapport à ce que nous avons vécu et pour le moment, je n’ai pas envie de parler et expédie toutes les questions. Je montrerai les photos plus tard en présentant une à une les personnes qui m’ont accompagnée pendant ces dix jours. A cet instant, on a beau me parler, je ne suis pas là, pas encore, je suis toujours dans le bus Verdié, avec des pieds tout autour de moi, Will me demandant toutes les 5 minutes « Ca y est, tu dors ? ». Il y a toujours Gaétan accroché à son PC, Emilie suspendant son pied à l’élastique, Sylvain la casquette enfoncée sur les oreilles, Guigui déambulant dans le couloir du bus. J’entends encore des voix lointaines, Annie racontant l’histoire du pays au micro, Alice ronflant. L’accent allemand que j’aime tant de Will résonne encore et les AGUUUULLOOOO et « Hum…Ach..Enlève ton slip!  » me semblent si près.

Je sais bien que si mon corps est à présent assis sur les bancs d’une classe prépa, ma tête et mon coeur sont encore en Autriche, avec vous tous.

Pauline

Photo : Pieds de Will, Gaétan, ainsi qu’Emilie et Sylvain et leurs élastiques.