7eme jour : Visite d’Innsbruck et de Vaduz

Mercredi 26 août 2009
C‘est avec regret que nous quittons notre confort douillet 4 étoiles pour la visite guidée d’Innsbruck, l’une des villes les plus importantes d’Autriche. Pour ma part, elle fut sans aucun doute dénuée d’intérêt puisque j’avais déjà marché sur ce même circuit en écoutant les mêmes paroles et en m’arrêtant aux mêmes endroits. Je constate une fois de plus combien il est frustrant de ne pouvoir prendre son sac à dos et aller se promener la bouche en cœur au gré de nos envies. A vrai dire, savoir que Sissi s’est mouchée dans un palais m’ennuie, surtout quand on me le répète pour la deuxième fois.
Route pour le Liechtenstein (-2 points Crucho pour la personne capable d’épeler ce pays sans faute !) après le déjeuner. « Visite » de Vaduz pliée en 30 minutes tant, non seulement le pays est petit, mais infesté de banques, et route pour l’hôtel situé à plus de 1600 mètres où Guillaume a quand même réussi à faire croire qu’il est nécessaire d’avoir toujours son passeport sur soi en cas de contrôle car une partie de l’hôtel se trouve en Suisse.
Je pense qu’il est important de rendre un petit hommage à Giovanni, notre chauffeur si plein de dextérité, qui, sans ciller, dénoua avec Joli-Coeur un nœud de lacets impressionnant en pleine montagne, entouré de travaux, tout en ne perdant pas la face dans un tunnel presque trop petit. Au fond du bus, là où j’étais assise, je retiendrai surtout les blagues noires de notre deuxième Guillaume (Will pour les intimes) sur Harteim qui dédramatise par l’humour. Le pire, c’est que c’est drôle !C‘est bien de se lâcher, et comme le disait notre ami Desproges : S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors, oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu’elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ?

Quant aux discussions salaces, elles resteront dans l’antre de Joli-Coeur.
On termine la soirée par deux heures de discussion sur le négationnisme et la mémoire photographique. J’admets tout juste, avec difficultés, qu’il ne faut pas chercher à discuter avec les négationnistes. C’est bien la première fois que je comprends qu’il faut se taire pour se protéger, pour ne pas laisser le débat naître et donc le douter germer. Ces discussions sont passionnantes, non seulement parce que Guillaume est pédagogue, mais aussi parce qu’on a tous des choses à dire, à exprimer sur ce que nous avons vu ensemble.
Et on comprend qu’ensemble, on avance plus loin.

Pauline

Photo : de gauche à droite, de haut en bas : Hugo, Maxime, Fabien, Will, Sylvain et Émilie

6eme jour : visite des ateliers Swarovski et détente.

Mardi 25 août 2009

Visite rapide des ateliers Swarovsky à Wattens, où l’attente est déçue face à une exposition moderne faussement brillante à base de cristal hors de prix. Il s’agit donc en réalité de l’une des plus grosses escroqueries autrichiennes : faire semblant de visiter une fabrique pour terminer en bas avec la mastercard dans la boutique plus grande que le musée.

L‘après-midi se passe à l’hôtel Schwarzbrunn de Stans et vaut le détour, entre piscine, jacuzzi, sauna, hammam, fitness et ping pong. Inutile de préciser que l’ambiance est excellente et que j’ai pris beaucoup de plaisir à mettre une dérouillée à tout le monde au ping ! (Je rends quand même hommage à Sylvain et à son joli coup de raquette ! )
Mais on a beau relâcher la tension, personne n’oublie pourquoi nous sommes ici et le travail de préparation pour la dernière soirée commence sur les chapeaux de roues. Tout est rapide, vif et poignant.

Je me souviendrai longtemps de cette remarque de Guillaume qui, appuyé sur le balcon à mes côtés, en train d’admirer la vue sublime sur les montagnes, lâcha : « En Autriche, tout pourrait être parfait sans les concombres et les nazis. »

La journée fut bonne, relaxante, voire bourgeoise et sans fausse modestie, ça fait du bien, surtout quand on termine la soirée par l’apprentissage du Chant des Marais.

Pauline

Photo : Groupe sous une sorte de voute de cristal. 25.08
Au premier plan : Hugo et Annie

5eme jour : Ascension du Schafberg, traversée du lac Wolfgangsee et route pour le Tyrol

Lundi 24 août 2009
Levé matinal, trop matinal pour tout le monde, mais déjeuner splendide en haut du Schafberg, une montagne de plus de 1780 mètres de hauteur. Panorama magnifique, avec, pour grimper, un train à crémaillère aussi long que remuant. La descente est à noter, quand nous avons assisté à la technique de drague de Will, Sylvain et Gaëtan. Et nous, dans l’autre wagon, à hurler des insanités et des chansons paillardes en guise d’encouragement. (Il est bien entendu à noter que la fille du bédouin restera dans les annales !)
Heureusement pour eux, ces trois japonaises ne parlaient pas français et Will pourra retourner la situation en affirmant que nous chantons des chansons pour enfants. (Soit elles sont naïves, soit Will est passé pour un imbécile : depuis quand les comptines ont-elles des gestes obscènes ?) Qu’importe, premier fou rire du groupe.
Redescendus, c’est une traversée du lac Wolgangsee qui nous attend, toujours avec des paysages somptueux, puis un repas à Sankt Gilgen, sans BOULETTES ! (Nous reprenons goût à la nourriture !) Puis route pour le Tyrol où à Stans, notre hôtel 4 étoiles nous attend.
C’est le début des journées de détente, des crises de rire, des éclaboussures dans la piscine, de la sueur au sauna, des bulles dans le jacuzzi, des sourires sincères, des mines radieuses sur les photos.


Pauline

Photo : Émilie, Guy et Jacqueline en haut de la montagne, 24.08